EXPOSITION / EXHIBITION

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villes rêvées, villes habitées

URBAN UTOPIAS

La Grande Motte – Brasília – Chandigarh

Stéphane Herbert & Carole Lenfant

Péniche « Louise-Catherine / Le Corbusier »
50 Quai d’Austerlitz, Paris, France

1-31 / 10 / 2015
du mercredi au dimanche
Wednesday to Sunday
14:00 – 20:00

Entrée libre
Free entrance

Photographies  Photographs : Stéphane Herbert
Commissaire  Curator : Carole Lenfant

Création sonore  Sound design : Fabrice Jünger
Art-vidéo  Video art : Lucinda Groueff

La Grande Motte, Brasília, Chandigarh, trois villes baignées de lumière, solaires, se révèlent dans le prisme du regard photographique de Stéphane Herbert. Pour chacune, une architecture qui vibre et qui vit, trois villes aux architectures habitées au sens pluriel du terme : humain, social et poétique. S’offrent ici en images, des villes où l’on peut se retrouver disponible pour rêver, être habité et permettre cette forme de béatitude que procure la promenade urbaine. Stéphane Herbert expérimente, analyse et interroge ces œuvres modernes avec la vie qui les occupe, dans leur rythme, leur profondeur, leur respiration. Se dégagent de ses photographies des thèmes qui lui sont chers tels que l’ombre et la trace, la ville et le rêve, la ville ouverte, libre. Saisir par l’image un instant, un mouvement, une émotion, une architecture, c’est plus que voir, c’est regarder, regarder vraiment ce qu’il nous invite à établir en nous. Cheminer, s’imprégner, partager.

L’étonnant voyage que représente cette exposition est celui d’une architecture vivante, celle où les éléments sont toujours présents, celle qui nous enracine, celle qui détermine une identité collective, matérielle, immatérielle, onirique et poétique. Ces trois villes ont successivement créé la surprise au moment de leur construction, elles furent aussi discréditées durant quelques décennies. Elles sont maintenant arrivées à maturité et, dans les trois cas, il s’agit de « villes parcs » paysagers propices à la félicité. Alors, même s’il n’y a pas formellement de lien de parenté, la « station balnéaire » s’affirme aujourd’hui comme l’héritière des deux capitales symboles de la modernité. Des plages de la Méditerranée, nous pouvons convier les deux autres cités. Nous méditons alors sur la nouvelle civilisation qu’est le Brésil, sur l’Inde immémoriale. Trois continents, trois villes où la dialectique et le fantastique s’entremêlent.

Entre extérieur et intérieur, cette exposition est aussi une invitation à établir un dialogue entre poésie et photographie mais aussi en y associant la musique contemporaine avec la création sonore de Fabrice Jünger et l’art-vidéo de Lucinda Groueff. Un hymne rendu à la beauté, à la capacité de l’homme à fournir l’émotion profonde tenue en lui, à sa force infinie à pouvoir rêver et réaliser les ouvrages les plus insoupçonnés.

Carole Lenfant

La Grande Motte, Brasília, Chandigarh, three solar cities reveal themselves through the prism of a photographer’s eye, that of Stéphane Herbert. For each one, an architecture that vibrates and lives, three cities with lived-in architecture in the multiple sense of the term: human, social and poetic. Thus the cities offer themselves in images where one can find oneself free to dream, be lived in and allow this form of beatitude that the urban promenade procures. Stéphane Herbert experiments, analyses and questions these modern works with the life that inhabits them, in their rhythm, their depth, their breathing. From his photographs emerge themes that are dear to him, such as the shadow and the trace, the city and the dream, the open, free city. Seized by the image, an instant, a movement, an emotion, an architecture, is more than to see, it is to truly look, to gaze at what Stéphane Herbert, with apparent simplicity, invites us to forge within us. Stroll, be steeped in, share.

The surprising journey that this exhibition represents is that of a living architecture, that where the elements are always present, those that take root in us, those that determine a collective identity, material, immaterial, dreamlike and poetic. These three cities successively astonished at the time of their construction, they were also discredited over several decades. They have now reached maturity and, in the three cases, it relates to ‘garden cities’ ripe for happiness. Then, even if there is no formal link of relationship, the ‘seaside resort’ affirms itself today as the heir of the two capitals that symbolise modernity. From the beaches of the Mediterranean, we can invite the two other cities. We meditate then on the new civilization that is Brazil and on immemorial India. Three continents, three cities where the dialectic and the fantastic are entangled.

Between exterior and interior, this exhibition is an invitation to a dialogue, where poetic writing meets photographic writing, where are invited also contemporary music with the soundtrack of Fabrice Jünger and the video art of Lucinda Groueff. A hymn to beauty, to the capacity of man to provide the deep inner emotion, to his infinite power to dream and create the most unexpected works.

Carole Lenfant


Un lieu insolite

La péniche en béton « Louise Catherine » est aménagée par Le Corbusier en 1929 pour l’Armée du Salut grâce au mécénat de Winnaretta Singer-Polignac. Amarrée devant la gare d’Austerlitz, la péniche était à l’abandon depuis 1995 mais un groupe de passionnés a eu le courage de la racheter pour la réhabiliter. Il s’agit du seul bâtiment flottant de Paris classé Monument Historique. Cette péniche est un cadre original pour une exposition sur trois villes du patrimoine moderne.

An unusual place

UU2015_124_LOWRESSponsored by Winnaretta Singer-Polignac, the barge in concrete « Louise Catherine » was transformed by Le Corbusier in 1929 for the Salvation Army. Moored next to the Austerlitz train station, the barge was abandoned since 1995 but a passionate group had the courage to buy it for a restoration. It’s the only floating building of Paris listed as a Historical Monument. This barge is an original setting for an exhibition about three cities of modern heritage.

Localisation  Location
Péniche « Louise-Catherine / Le Corbusier »
50 Quai d’Austerlitz, 75013 Paris, France

Métro : Gare d’Austerlitz (Lignes 5 + 10)
Vélib : Station 13104

GPS : Lat. N 48°50’36.4″ + Long. E 2°22’00.6″

Amarre : Devant la gare d’Austerlitz, près du viaduc du métro aérien
Mooring : In front of the Austerlitz train station, next to the metro viaduct

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CRÉATION SONORE

  ÉCOUTER UN EXTRAIT (08min)

Des mondes et des ciels au-dessus de nous (28’24’’)
Fabrice Jünger

Spécifiquement composée pour l’exposition URBAN UTOPIAS, cette œuvre musicale contemporaine est un voyage ascensionnel. Fabrice Jünger s’est imprégné des photographies de Stéphane Herbert et des textes poétiques de Carole Lenfant. Entre réalité terrestre et imaginaire, il propose d’expérimenter autrement les beautés naturelles et les richesses culturelles de trois villes modernes.

Flûtiste de l’Ensemble Orchestral Contemporain de Lyon, Fabrice Jünger développe parallèlement une activité d’interprète, de compositeur et de pédagogue. Il est l’auteur de pièces de concert reposant sur des instrumentations acoustiques et électroniques ainsi que d’œuvres associant musique et visuel.

Voix française : Carole Lenfant
Voix brésilienne : Natan Barreto
Voix indienne : Meenu Enfraze

SOUND DESIGN

  LISTEN TO AN EXCERPT (08min)

The worlds and the skies above us (28’24’’)
Fabrice Jünger

Specifically composed for the exhibition URBAN UTOPIAS, this contemporary musical work is an upward journey. Fabrice Jünger has been inspired by the photographs of Stéphane Herbert and the poetic texts of Carole Lenfant. Between earthly reality and imaginary, he offers to experiment the natural beauty and cultural richness of three modern cities.

Flutist of the Ensemble Orchestral Contemporain in Lyon, Fabrice Jünger is also developing an activity of performer, composer, and teacher. He is the author of concert pieces based on acoustic and electronic instrumentation and works combining music and visual.

French voice: Carole Lenfant
Brazilian voice: Natan Barreto
Indian voice: Meenu Enfraze


ART-VIDÉO

RACINES / De l’utilisation de l’art dans la ville (18’16’’)
Lucinda Groueff

Commentaire : Michèle Goalard

Comment enraciner une ville nouvelle ? Pour Jean Balladur, il était important de donner une âme à La Grande Motte. Les sculptures dites à valeur d’usages, en seraient à la fois l’ancre et l’accès. Quatre d’entre-elles, Les Tramontanes, Le Labech, Les Vagues et La Terre émergent du sol tout en insinuant un mouvement perpétuel, mutation permanente d’un espace vivant ?

Architecte urbaniste, Lucinda Groueff utilise le médium vidéo comme outil d’analyse du territoire à travers les modes de vie.

VIDEO ART

ROOTS / On the usage of art in the city (18’16’’)
Lucinda Groueff

Commentary: Michèle Goalard

How is it possible for a newly built city to take root? For Jean Balladur, La Grande Motte required a soul. The sculptures, said to be functional, are at once claimed to be the city’s anchor and access point. Four of them, Les Tramontanes, Le Labech, Les Vagues and La Terre emerge from the ground in perpetual movement. Can they be considered as the permanent mutation of a living environment?

Architect and urban planner Lucinda Groueff uses the medium of video as a tool of analysis to access the multiple ways in which the environment is lived-in and explored.


CONFÉRENCE 08/10/2015

Comment les villes du patrimoine moderne se réinventent-
elles
après le temps des éloges et le feu des critiques ?

  ECOUTER LA CONFERENCE (1h26min)

Médiation : Carole Lenfant
Co-auteur de l’ouvrage URBAN UTOPIAS
et commissaire de l’exposition

Intervenante : Fabienne Chevallier
Historienne de l’art et de l’architecture
« Chandigarh, Brasília, La Grande Motte, villes oniriques »

Intervenant : Gilles Ragot
Professeur en histoire de l’art contemporain
« La Grande Motte : l’hérésie contre l’orthodoxie moderne ? »

CONFÉRENCE 15/10/2015

Le Corbusier, génie humaniste ?

Michel Cantal-Dupart

Architecte et Urbaniste
« La péniche Louise Catherine, un Asile Flottant »

Gilles Ragot
Professeur en histoire de l’art contemporain
« La Cité du Refuge »


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